Dimanche 3 septembre 2006
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11:52
Ça y est, le moment de rencontrer mes très chers colocs est enfin arrivé. Des colocs dont je ne connaissais ni le nom, ni la provenance, ni le sexe.
En voici donc une description :
Un couple de Suédois et un Hongrois vivent à l’étage de la maison. Ma voisine proche est Islandaise. Les autres dispatchés dans la maison sont Turc, Espagnole et Ecossais. 4 filles, 4 garçons. Une belle auberge danoise à l’état pur.
Le premier jour, on a décidé de tous se réunir afin d’instaurer quelques règles dans la maison. Vous admettrez qu’une mini salle de bain pour 8, c’est loin d’être assez… idem pour la cuisine, quoique ça dérange moins, puisqu’on ne mange pas vraiment au même moment. Mais tout le monde se douche le matin, c’est un problème. On hésite tous à se brosser les dents en même temps que de se doucher pour gagner du temps, et les mecs à se raser par la même occasion !! (vachement difficile…) Pour le ménage, on a prévu un emploi du temps de folie. Je serai avec le Suédois au moins pour ce semestre. (faire le ménage à 2, c’est tellement plus drôle…)
Le clown de la maison, c’est l’Ecossais. (petite pensée pour celle qui va partir dans ces contrées lointaines, s’ils sont tous comme ça (et je te le souhaite) tu vas t’amuser !!!) Je m’entends très bien avec lui, il est tellement rigolo ! Et si gentil. En moins d’une semaine, il est devenu un très bon ami. Son seul problème, c’est son accent (encore une petite pensée pour la même personne, je te souhaite beaucoup de courage !!) Quand il dit « girl », j’entends « garou », quand il dit « live », j’entends « love ». Oui, il y a sûrement un problème avec le « i ». Definitively.
La plus timide, c’est l’Islandaise. Je ne comprends absolument rien quand elle parle. A croire qu’elle pense plus vite qu’elle ne parle. Du coup on a l’impression qu’elle ne finit aucun de ses mots (et oui, même pas ses phrases, mais déjà ses mots…) Alors dans ces cas là, il faut sortir du chapeau la meilleure méthode qui existe au monde, utiliser les mots magiques : « Yes. Yes. Yes. No. Yes. » et faire un grand sourire. Et si ça ne marche pas, alors c’est l’un des rares moments où on se sent stupide et où il faut lui faire répéter. Mais ça marche à 65% !
L’organisé, c’est le Turc (et c’est le plus jeune aussi…) Même pas arrivé, il s’était déjà enregistré à la mairie et avait ouvert un compte en banque. A peine arrivé, il avait déjà trié le courrier et acheté un vélo. Signe particulier, il est un peu dur de l’oreille droite. J’ai eu le malheur de lui parler dans le bus alors que j’étais à sa droite. J’ai cru que j’avais régressé en anglais et qu’on ne me comprenait plus. (ben oui, je lui avais juste demandé quelle date on était ce jour là…)
La déprimée et la plus peureuse, c’est l’Espagnole. Elle n’avait jamais quitté ses parents auparavant. Elle ne peut pas rentrer en bus toute seule à la maison quand il est minuit, il faut qu’elle prenne le taxi (je ne sais pas si vous connaissez le prix du taxi au Danemark, mais il y a de quoi vendre un de ses organes.) J’avoue que j’ai eu un peu peur aussi au début, le quartier où j’habite est si tranquille et il y a tellement de petites rues qu’on devient très vite parano. Mais après une semaine passée dans le quartier, on se rend compte que c’est un quartier riche, tranquille et familial. Il lui faudra sûrement un peu plus de temps pour se débarrasser de ses peurs.
Le plus grand glouton que j’ai jamais vu, c’est le Hongrois. Quand on le rencontre pour la première fois, il paraît timide. Mais lorsque la glace est brisée, alors on ne peut plus l’arrêter. Toujours le sourire aux lèvres (je me demande combien de moucherons se collent à ses dents lorsqu’il fait du vélo…). Il est capable de s’enfiler deux assiettes de pâtes avec du poulet, un sandwich au saucisson avec du ketchup, et trois poissons en un repas. La couleur naturelle de ses joues, le rouge écarlate. Mais je sais pourquoi. Môssieur a apporté 1,5L d’un alcool hongrois, et en boit un verre (pas un shoot, un verre) pratiquement tous les soirs. Du 40%, c’est rien du tout, n’est ce pas.
Et le super couple, c’est les Suédois. La fille me fait penser à l’Anglaise dans le film « l’auberge espagnole », elle lui ressemble beaucoup. Et le Suédois est un Suédois tout ce qu’il y a de plus banal : blond, grand aux yeux bleus, bien foutu.
Ma conclusion ? Cette coloc promet d’être très agréable et j’en suis ravie. Tout le monde est sympathique, et on s’entend tous très bien. On a déjà prévu nombre de soirées à la maison. Pourvu que ça dure !!
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