Danemark Erasmus

Jeudi 31 août 2006

 

la vue de ma chambre...

 

Me voici enfin (ou plutôt déjà !) au Danemark, dans une petite ville (pas si petite que ça finalement…) au doux nom de Lyngby (que l’on prononce L-U-N-G-B-U. et oui.) cette ville se situe à 10 km au nord de Copenhague.

La maison où j’habite se trouve dans un quartier résidentiel TRES tranquille (traduire mort), et se trouve à côté d’un magnifique lac appelé Lyngby so/ (je m’explique, n’ayant pas de clavier danois évidemment, je n’ai pas les 3 lettres supplémentaires se trouvant dans l’alphabet de cette langue barbare, à savoir le o barré (o/), le ae attaché (comme notre oe) et le a avec un ° dessus (a°).

La rue dans laquelle se trouve la maison regorge de maisons superbes, ressemblant plus à des châteaux qu’à de simples maisons. Le cœur battant, je me dirige lentement vers le numéro gagnant, dans l’espoir de trouver une maison aussi belle que celles qui m’en mettent plein la vue… Première surprise, la maison n’est pas visible de la rue. On ne voit qu’un long muret blanc au dessus duquel dépasse un érable dont les feuilles d’une belle teinte rouge contraste avec la blancheur du muret. La porte d’entrée est une grosse porte en bois, avec une grande poignée en métal, façon ancien temps. Lorsqu’on ouvre cette porte mystérieuse, on découvre un petit chemin en bois qui mène à la maison, avec une sorte de verrière au dessus de notre tête. A notre gauche, on peut y constater un semblant de jardin japonais, avec de multiples érables et bambous, et tout autour de la maison de grands photophores plantés ça et là. La découverte d’un barbecue et d’une grande table sous la verrière rend la maison encore plus accueillante. On découvre ensuite l’existence de deux portes d’entrée qui se font face, ouvrables avec le même jeu de clés. A l’intérieur, l’odeur du bois nous remplit les poumons. On découvre d’abord un petit corridor, et à gauche la cuisine. Une grande cuisine surmontée de placards en bois, totalement fonctionnelle, et sur les murs de cette cuisine du carrelage rouge sang. Vient ensuite un long corridor, où se trouvent plusieurs chambres, dont la mienne. A gauche du couloir, l’entrée de l’autre porte d’entrée donne sur la salle de bain qui sert aussi de toilettes, d’un bleu azur, avec un parterre en mosaïque. L’entrée de la salle de bain se voit offrir un joli vitrail aux couleurs pastels. Direction ma chambre enfin. Avec admiration, je regarde la vue qui m’est offerte, une vue du lac digne des plus belles photos de cartes postales, et une chambre très agréable à vivre. A l’étage ne se trouvent que deux chambres, accessibles grâce à un escalier en colimaçon. Que du bonheur me direz-vous ? Voici ma version des faits :

La rue dans laquelle se trouve la maison regorge de maisons superbes. Le cœur battant et la sueur au front, devant me trimbaler mes valises jusqu’à la case arrivée depuis l’aéroport, j’arrive ENFIN devant la maison avec l’espoir qu’elle sera au moins aussi grande que les maisons voisines, sachant que l’on va vivre à 8. Première surprise, la maison n’est pas visible de la rue. On ne voit qu’un muret GRISATRE au dessus duquel on aperçoit un très bel érable. La porte d’entrée très moyenâgeuse, nous permet grâce à sa poignée rouillant à cause de la pluie d’avoir à chaque fois qu’on la touche une bonne odeur de rouille sur les mains. Elle permet quand même d’accéder à un petit chemin de bois, mais pas avant de se retrouver nez à nez avec une toile d’araignée (avec l’araignée en cadeau), et deux grandes poubelles en papier (c’est bien ce que je dis, les sacs poubelles sont en papier ici). «  Chouette, on va pouvoir faire un barbecue sans qu’il pleuve sur nos têtes, grâce à la verrière ! Ah mince, encore une araignée, cette fois ci deux fois plus grosse, qui a pris la table pour nid douillet…» A l’intérieur de la maison, on y trouve la cuisine, une cuisine digne de Jack l’éventreur, avec du carrelage rouge sang qui nous saute à la figure, et des placards en bois tellement vieux qu’ils sentent le moisi. Le vitrail devant la salle de bain est à moitié cassé (« tiens, y’a un ballon de foot à côté… ») et la salle de bain d’un bleu flippant fait froid dans le dos. Découverte de ma chambre enfin. A partir d’ici, le disque n’est plus rayé, ma chambre donne vraiment sur le lac, elle est agréable à vivre, et ma fenêtre est en fait la seule porte de la maison donnant accès au jardin. Seul hic de la chambre, les rideaux sont bien trop petits pour la taille de la fenêtre, mais pire encore ils sont blancs, et oui pas besoin de radio réveil le soleil est là pour ça à 6h du matin.

 

 

 

 

 

Par carouche
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Dimanche 3 septembre 2006

Ça y est, le moment de rencontrer mes très chers colocs est enfin arrivé. Des colocs dont je ne connaissais ni le nom, ni la provenance, ni le sexe.

 

 

En voici donc une description :

Un couple de Suédois et un Hongrois vivent à l’étage de la maison. Ma voisine proche est Islandaise. Les autres dispatchés dans la maison sont Turc, Espagnole et Ecossais. 4 filles, 4 garçons. Une belle auberge danoise à l’état pur. 

Le premier jour, on a décidé de tous se réunir afin d’instaurer quelques règles dans la maison. Vous admettrez qu’une mini salle de bain pour 8, c’est loin d’être assez… idem pour la cuisine, quoique ça dérange moins, puisqu’on ne mange pas vraiment au même moment. Mais tout le monde se douche le matin, c’est un problème. On hésite tous à se brosser les dents en même temps que de se doucher pour gagner du temps, et les mecs à se raser par la même occasion !! (vachement difficile…) Pour le ménage, on a prévu un emploi du temps de folie. Je serai avec le Suédois au moins pour ce semestre. (faire le ménage à 2, c’est tellement plus drôle…)

Le clown de la maison, c’est l’Ecossais. (petite pensée pour celle qui va partir dans ces contrées lointaines, s’ils sont tous comme ça (et je te le souhaite) tu vas t’amuser !!!) Je m’entends très bien avec lui, il est tellement rigolo ! Et si gentil. En moins d’une semaine, il est devenu un très bon ami. Son seul problème, c’est son accent (encore une petite pensée pour la même personne, je te souhaite beaucoup de courage !!) Quand il dit « girl », j’entends « garou », quand il dit « live », j’entends « love ». Oui, il y a sûrement un problème avec le « i ».  Definitively.

La plus timide, c’est l’Islandaise. Je ne comprends absolument rien quand elle parle. A croire qu’elle pense plus vite qu’elle ne parle. Du coup on a l’impression qu’elle ne finit aucun de ses mots (et oui, même pas ses phrases, mais déjà ses mots…) Alors dans ces cas là, il faut sortir du chapeau la meilleure méthode qui existe au monde, utiliser les mots magiques : « Yes. Yes. Yes. No. Yes. » et faire un grand sourire. Et si ça ne marche pas, alors c’est l’un des rares moments où on se sent stupide et où il faut lui faire répéter. Mais ça marche à 65% !  

L’organisé, c’est le Turc (et c’est le plus jeune aussi…) Même pas arrivé, il s’était déjà enregistré à la mairie et avait ouvert un compte en banque. A peine arrivé, il avait déjà trié le courrier et acheté un vélo. Signe particulier, il est un peu dur de l’oreille droite. J’ai eu le malheur de lui parler dans le bus alors que j’étais à sa droite. J’ai cru que j’avais régressé en anglais et qu’on ne me comprenait plus. (ben oui, je lui avais juste demandé quelle date on était ce jour là…)

La déprimée et la plus peureuse, c’est l’Espagnole. Elle n’avait jamais quitté ses parents auparavant. Elle ne peut pas rentrer en bus toute seule à la maison quand il est minuit, il faut qu’elle prenne le taxi (je ne sais pas si vous connaissez le prix du taxi au Danemark, mais il y a de quoi vendre un de ses organes.) J’avoue que j’ai eu un peu peur aussi au début, le quartier où j’habite est si tranquille et il y a tellement de petites rues qu’on devient très vite parano. Mais après une semaine passée dans le quartier, on se rend compte que c’est un quartier riche, tranquille et familial. Il lui faudra sûrement un peu plus de temps pour se débarrasser de ses peurs.

Le plus grand glouton que j’ai jamais vu, c’est le Hongrois. Quand on le rencontre pour la première fois, il paraît timide. Mais lorsque la glace est brisée, alors on ne peut plus l’arrêter. Toujours le sourire aux lèvres (je me demande combien de moucherons se collent à ses dents lorsqu’il fait du vélo…). Il est capable de s’enfiler deux assiettes de pâtes avec du poulet, un sandwich au saucisson avec du ketchup, et trois poissons en un repas. La couleur naturelle de ses joues, le rouge écarlate. Mais je sais pourquoi. Môssieur a apporté 1,5L d’un alcool hongrois, et en boit un verre (pas un shoot, un verre) pratiquement tous les soirs. Du 40%, c’est rien du tout, n’est ce pas.

Et le super couple, c’est les Suédois. La fille me fait penser à l’Anglaise dans le film « l’auberge espagnole », elle lui ressemble beaucoup. Et le Suédois est un Suédois tout ce qu’il y a de plus banal : blond, grand aux yeux bleus, bien foutu. 

 

 

Ma conclusion ? Cette coloc promet d’être très agréable et j’en suis ravie. Tout le monde est sympathique, et on s’entend tous très bien. On a déjà prévu nombre de soirées à la maison. Pourvu que ça dure !! 

 

Par Carouche
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Mercredi 6 septembre 2006

C’est fou comme ce que l’on m’a dit est vrai : y’a que des blonds au Danemark!! Ce pays nordique est m’a-t-on dit reconnu pour ses belles Danoises, ce qui est vrai (je l’admets…), mais rassurez-vous les filles, de beaux Danois, y’en a beaucoup aussi. Il faut juste aimer les blonds. De grands et grandes blond(e)s aux yeux clairs, hyper bien foutu, se promenant dans les rues de Copenhague, chevelure au vent et lunettes de star (oui c’est sûrement pas pour le soleil qu’ils portent des lunettes…).   Blondes par ci, blonds par là, il y a de quoi se sentir écrasé par cette masse surnuméraire! En tout cas, un sondage a permis de prouver cette triste vérité, les mecs passant une année erasmus au Danemark viennent pour les belles Danoises (si c’est pas malheureux…)   

Les rares asiatiques que j’ai vu dans la rue se sont teintes en blonde : feraient-elles un complexe d’infériorité? (ndlr : je vous rassure les amis je ne me teinterai pas les cheveux en blond. Trop fière d’être brune ! ;b) Une chose est sûre, il ne vaut mieux pas que je sorte de blagues sur les blondes, au risque de me faire lyncher… mais je vous assure, que des blonds dans les rues, en fait c’est flippant !!!!

Par Carouche
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Lundi 11 septembre 2006

Ma semaine d'intégration a commencé un mardi matin, avec une météo digne de ses pays du grand nord : nuages, pluie, grisaille... Le floc floc de nos chaussures rythmant nos pas,  mes colocs et moi  nous dirigeons ardemment vers le bus. 

 

Arrivée en masse à la cafèt' de l'université, une cinquantaine de personnes sont attroupés devant la porte d'entrée.

Pourquoi ? Tout simplement parce que des groupes ont été créés et soigneusement marqués sur des petits papiers. Huuum, group nineteen. Ok. Je me dirige lentement vers une table, où un jeune Danois très souriant nous accueille d'une franche poignée de main.  « heuuu hello everybody I'm Carouche from France... » (wouahou quelle spontanéité, je me surprends moi-même parfois…)

 Chacun se présente, d'abord une Française, un Lettonien, un Finlandais, un Portugais, deux Espagnols, une Italienne, un Islandais,  un Polonais, un Tchèque, un Hongkongais  et… le Suédois qui vit chez moi !! (décidemment c’ui-là je le vois tout le temps)

 

Les activités qui nous sont proposés tout au long de la semaine ne manquent pas de rapprocher le groupe. Chaleur, rires et joie de vivre sont des mots qui à mon avis le représente parfaitement.

 

  Voilà le programme de la semaine:

-         Rallye dans l’université

-         conférences

-          passage au bar international, ouvert tous les mardis de 19h à 1h rien que pour nous les Erasmus (au passage, il est superbe ce bar : sur 2 étages, tables de billard, salle de concert, plantes un peu partout… trop la classe !)

-         Trip à Copenhague

      -      Dîner dans un superbe resto turc (pourquoi pas danois, ça, je sais pas…)

-         Passage au bar international de Copenhague

-          Visite des environs de Lyngby

-         Conférences encore

-         Soirée à l’université

 

Bref une semaine de pur bonheur. Mes colocs m’envient tellement mon groupe qu’ils viennent à nos soirées désormais. Bon ok je vous donne un peu plus d’info sur mon groupe :

la Française parle très mal anglais (comme tous les Français…) et son dictionnaire est pour elle une bible. Le Lettonien fait 1m99 (dommage, il a pas pu atteindre les 2m, il y était presque !) Il a autant le sens d’orientation qu’un pois chiche dans une boîte de conserve. L’Islandais est parti du groupe le deuxième jour (il cherchait un appart, histoire de pas dormir sous les ponts trop longtemps). Le Tchèque est l’aîné. Le Polonais et le Hongkongais sont cools. Les Espagnol et Espagnole sont les plus adorables, ils ont le cœur sur la main. Le Portugais est celui qui se plaint tout le temps et qui milite pour la protection de l’environnement. L’Italienne ? On ne la voit jamais. Elle reste avec ses amis italiens, elle ne nous aime pas. (nan j’rigole.) Enfin le Finlandais est le plus drôle avec le Suédois, et ce sont les plus mignons aussi (hu,hu…). Petit aperçu sur la photo (malheureusement, ya pas tout le monde.)

Voilou pour cette brève description, mais ne vous inquiétez pas, vous allez entendre parler d’eux, l’année vient à peine de commencer !  

Par Carouche
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