la vue de ma chambre...
Me voici enfin (ou plutôt déjà !) au Danemark, dans une petite ville (pas si petite que ça finalement…) au doux nom de Lyngby (que l’on prononce L-U-N-G-B-U. et oui.) cette ville se situe à
La maison où j’habite se trouve dans un quartier résidentiel TRES tranquille (traduire mort), et se trouve à côté d’un magnifique lac appelé Lyngby so/ (je m’explique, n’ayant pas de clavier danois évidemment, je n’ai pas les 3 lettres supplémentaires se trouvant dans l’alphabet de cette langue barbare, à savoir le o barré (o/), le ae attaché (comme notre oe) et le a avec un ° dessus (a°).
La rue dans laquelle se trouve la maison regorge de maisons superbes, ressemblant plus à des châteaux qu’à de simples maisons. Le cœur battant, je me dirige lentement vers le numéro gagnant, dans l’espoir de trouver une maison aussi belle que celles qui m’en mettent plein la vue… Première surprise, la maison n’est pas visible de la rue. On ne voit qu’un long muret blanc au dessus duquel dépasse un érable dont les feuilles d’une belle teinte rouge contraste avec la blancheur du muret. La porte d’entrée est une grosse porte en bois, avec une grande poignée en métal, façon ancien temps. Lorsqu’on ouvre cette porte mystérieuse, on découvre un petit chemin en bois qui mène à la maison, avec une sorte de verrière au dessus de notre tête. A notre gauche, on peut y constater un semblant de jardin japonais, avec de multiples érables et bambous, et tout autour de la maison de grands photophores plantés ça et là. La découverte d’un barbecue et d’une grande table sous la verrière rend la maison encore plus accueillante. On découvre ensuite l’existence de deux portes d’entrée qui se font face, ouvrables avec le même jeu de clés. A l’intérieur, l’odeur du bois nous remplit les poumons. On découvre d’abord un petit corridor, et à gauche la cuisine. Une grande cuisine surmontée de placards en bois, totalement fonctionnelle, et sur les murs de cette cuisine du carrelage rouge sang. Vient ensuite un long corridor, où se trouvent plusieurs chambres, dont la mienne. A gauche du couloir, l’entrée de l’autre porte d’entrée donne sur la salle de bain qui sert aussi de toilettes, d’un bleu azur, avec un parterre en mosaïque. L’entrée de la salle de bain se voit offrir un joli vitrail aux couleurs pastels. Direction ma chambre enfin. Avec admiration, je regarde la vue qui m’est offerte, une vue du lac digne des plus belles photos de cartes postales, et une chambre très agréable à vivre. A l’étage ne se trouvent que deux chambres, accessibles grâce à un escalier en colimaçon. Que du bonheur me direz-vous ? Voici ma version des faits :
La rue dans laquelle se trouve la maison regorge de maisons superbes. Le cœur battant et la sueur au front, devant me trimbaler mes valises jusqu’à la case arrivée depuis l’aéroport, j’arrive ENFIN devant la maison avec l’espoir qu’elle sera au moins aussi grande que les maisons voisines, sachant que l’on va vivre à 8. Première surprise, la maison n’est pas visible de la rue. On ne voit qu’un muret GRISATRE au dessus duquel on aperçoit un très bel érable. La porte d’entrée très moyenâgeuse, nous permet grâce à sa poignée rouillant à cause de la pluie d’avoir à chaque fois qu’on la touche une bonne odeur de rouille sur les mains. Elle permet quand même d’accéder à un petit chemin de bois, mais pas avant de se retrouver nez à nez avec une toile d’araignée (avec l’araignée en cadeau), et deux grandes poubelles en papier (c’est bien ce que je dis, les sacs poubelles sont en papier ici). « Chouette, on va pouvoir faire un barbecue sans qu’il pleuve sur nos têtes, grâce à la verrière ! Ah mince, encore une araignée, cette fois ci deux fois plus grosse, qui a pris la table pour nid douillet…» A l’intérieur de la maison, on y trouve la cuisine, une cuisine digne de Jack l’éventreur, avec du carrelage rouge sang qui nous saute à la figure, et des placards en bois tellement vieux qu’ils sentent le moisi. Le vitrail devant la salle de bain est à moitié cassé (« tiens, y’a un ballon de foot à côté… ») et la salle de bain d’un bleu flippant fait froid dans le dos. Découverte de ma chambre enfin. A partir d’ici, le disque n’est plus rayé, ma chambre donne vraiment sur le lac, elle est agréable à vivre, et ma fenêtre est en fait la seule porte de la maison donnant accès au jardin. Seul hic de la chambre, les rideaux sont bien trop petits pour la taille de la fenêtre, mais pire encore ils sont blancs, et oui pas besoin de radio réveil le soleil est là pour ça à 6h du matin.

Ma semaine d'intégration a commencé un mardi matin, avec une météo digne de ses pays du grand nord : nuages, pluie, grisaille... Le floc floc de nos chaussures rythmant nos pas,
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